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Végétamorphe

Végétamorphe est une recherche menée avec le designer et sculpteur Cédric Breisacher. Inspiré par l’observation de la nature, le projet explore différents supports, du mobilier à l’habillement, et interroge la frontière entre forme et motif.

Lauréat en 2024 de la bourse MIRA de l’Institut Français, il a conduit ses créateurs dans les forêts suédoises, donnant un nouvel élan à leur travail. Depuis, une chaise a vu le jour, et a été présentée dans l’exposition “Chroniques de la création” au JAD à l'hiver 2025 puis un cabinet qui a été exposé au Labò lors de la semaine du design à Milan au printemps 2025.

Ces pièces, façonnées à quatre mains, équilibrent textile et bois cintré dans un dialogue sobre, évitant la surcharge décorative au profit d’une interprétation contemporaine du végétal.

La collaboration interdisciplinaire y devient moteur d’innovation, questionnant notre relation aux objets et à la nature qui les inspire.

Lumière Brodée

Ce projet est né d’une collaboration spontanée entre l’héliograveuse Marie Levoyet et Marion Gouez, animées par l’envie de créer un dialogue entre leurs pratiques.

 

Ici, la soie remplace le papier traditionnellement utilisé pour l'impression de l’héliogravure : ce support léger et translucide adoucit l’image, tout en lui donnant un caractère vaporeux.

La broderie, par l’ajout de perles, fils ou paillettes, vient alors révéler l’impression et en propose une lecture nouvelle, à la fois sensible et lumineuse. Cette démarche invite à ralentir le regard et à découvrir, à chaque observation, des nuances inédites.

 

Leur série Hélios et Uranie, inspirée de photographies de supernovas prises par la NASA, a été présentée au Labò lors de la Milan Design Week 2025 et sera exposée à la Paris Design Week en septembre 2025 à la Factory.

Plumes et cuir

Ce projet est né de la collaboration entre la sellier d'art Sofia Shazak et Marion Gouez. Animées par le désir de créer un dialogue entre leurs langages et matériaux respectifs, elles ont initié une recherches où la plume vient rencontrer le cuir pour venir créer des pièces uniques entre art et artisanat.

La plume, légère et vaporeuse, travaillée en pétales, s’associe aux surfaces incisées et rigides du cuir dans un exercice intuitif de motif. Cette recherche, initiée en 2023, explore la rencontre entre ces deux matières animales et ne cesse depuis d’évoluer au fil des expérimentations partagées par les créatrices.

Un premier panneau décoratif a été présenté au Labò lors de la Milan Design Week 2024, puis à la biennale Homo Faber à Venise en 2024 également. Fortes de cet élan, elles poursuivent leur exploration et ont dévoilé une seconde pièce, plus orientée mode, lors de l’exposition Horizon – Expérience de la matière au JAD (22 octobre 2025 – 18 janvier 2026).

Groenland

Pendant un mois, à l'hiver 2020, j’ai eu l’opportunité de participer à une résidence au Groenland, à bord du Manguier, ancien remorqueur de la marine nationale pris dans les glaces. Nous étions quatre artistes – une photographe, un comédien, une plasticienne et moi – installés à 40 minutes de marche du petit village d’Akunnaaq (une cinquantaine d’habitants) située au 68ᵉ parallèle. La résidence a débuté durant la nuit polaire, offrant un paysage fascinant où le ciel se transformait chaque jour en une palette de couleurs surnaturelles.

Là-bas, j’ai rencontré des femmes inspirantes qui m’ont initiée aux techniques textiles inuites, au travail de la peau de phoque et aux subtilités du costume traditionnel. De ces échanges sont nées deux pièces réalisées sur place : un pull blanc, dont la couleur évoque la neige et la glace environnantes, orné de motifs inspirés de ceux du costume traditionnel, et une paire de gants en peau de phoque annelé, confectionnée avec l’aide d’une femme du village .

Islande

En octobre 2019, j’ai participé à une résidence textile à l’Icelandic Textile Center. En amont, j’ai visité l'usine islandaise de laine Istex ainsi que l’atelier de Gudrun Bjarnadottir et sa marque Hespa, spécialisée dans la teinture végétale d’écheveaux de laine. Ces rencontres m’ont donné l’envie de me concentrer et d’explorer plus intimement un matériau avec lequel j’entretiens un lien fort depuis mon diplôme : la laine.

Durant la résidence, j’ai commencé à filer de la toison brute non lavée, affrontant de nombreuses difficultés avant d’obtenir un fil régulier. Ce processus m’a conduite à vouloir maîtriser l’ensemble des étapes de transformation de la laine, du cardage au pelotage, en passant par la teinture que j’ai réalisée à partir de plantes locales. Le fil ainsi créée a servi à la réalisation d’un tissage mural en chevrons, ainsi que d'un coussin, sur l’un des anciens métiers à tisser à six pédales encore présents au centre.

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